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Couleurs et contrastes en Inde du sud entre réflexion et histoire

Couleurs Et Contrastes En Inde Du Sud Entre Réflexion Et Histoire

Couleurs et contrastes en Inde du sud entre réflexion et histoire

Entre reflexion et histoire

Je me suis renseignée, j’ai creusé l’histoire, j’ai lu le passé lointain qui rebondit toujours en trace des croyances bien implantées, indissolubles qui collent à la peau de ce peuple. Ces mêmes vieilles peaux qui construisent tous les peuples d’ailleurs.

Inde, patrie de Gandhi, mythe de liberté et d’absolu, (les hippies ne s’y sont pas trompés) mais paradoxe dégradant des castes. En gros, c’est un système de classement des hommes du plus pur au plus impur. Il y a quatre niveaux ainsi qu’un dernier nommé les « intouchables ». Celui-ci étant le plus impur, celui qui suscite la répulsion qui se traduit par une séparation des espaces. Les intouchables seront relégués aux tâches les plus salissantes et dégradantes. Un peu impartial comme système !

Système ancestral relaté dans l’hindouisme : le monde est issu du démembrement sacrificiel d’un homme primordial (Purusha) dont la bouche a donné naissance aux Brahmanes (les prêtres et agent de l’état, ceux qui travaillent avec l’esprit), les bras aux Kshatriyas (les guerriers, roi y compris), les mains aux Vaishyas (commerçants donc les plus grandes réussites industrielles et commerciales de nos jours) et les pieds aux Shudras (artisans, cultivateurs et éleveurs). (Source : le Point)

Sauf qu’aujourd’hui, les premiers risquent de devenir les derniers. En effet, les quotas de « la discrimination positive », loi mise en place au siècle dernier par les britanniques, et visant à favoriser l’éducation des « intouchables » (les impurs) en leur donnant accès petit à petit aux postes administratifs, inversent progressivement la situation. Il a fallu tout ce temps pour que cette action porte ses fruits tant le retard de cette caste était grand. Il faut dire que pendant longtemps personne n’y mettait du sien pour les respecter. Les codes établis ont la vie dure. Depuis une trentaine d’année, ces quotas (15%) sont enfin admis et permettent au plus défavorisés de grimper l’échelle sociale. Les plus nantis grincent des dents. Ils perdent du terrain et des postes. Une nouvelle élite se crée. Lent mais inévitable changement. Les brahmanes, les plus purs, ont eux aussi perdu de leur puissance face aux nouveaux riches cultivés et reconnus dans leurs fonctions. Pour les femmes, elles sont encore peu considérées, encore moins que l’homme le moins considéré. Reléguées aux tâches du quotidien et souvent les plus ingrates, leur possible évolution et progression économique et sociale prendra encore du temps. Quelques exceptions pourtant. Certaines prennent des postes importants. Elles détiennent alors le pouvoir politique. Tout ceci est positif pour l’avenir. Avenir proche ?

Inde, ta crasse et ta misère flirtent avec l’indifférence des hommes d’affaires les plus riches de la planète. Pays de contraste. Spiritualité… Celle d’un autre temps toujours conjugué au présent des gourous. Sectes ? Non ! Sagesse !!! Leur système de croyances est différent ? Non, sans doute pas si éloigné du nôtre. C’est une autre lecture des valeurs humaines. Le Soi est-il plus mis à l’honneur ?

La civilisation indienne est hindouiste, jaïniste, bouddhiste, sikh, musulmane, juive et chrétienne. Toutes ces religions ou philosophie semblent avoir fait assez bon ménage. Quelques-unes se sont « invitées » parfois en délogeant les petites copines. Par exemple, les musulmans sont partis à la conquête de l’Inde à partir de 771. Ils y firent progressivement disparaître le bouddhisme. Ils mirent même en place un impôt pour « non-musulman ». Mais il fut abrogé en 1563 par le souverain très ouvert d’esprit, Akbar (1556-1605), qui a même épousé une hindoue et interdit le suicide des femmes par le feu quand elles devenaient veuves. Charmante obligation totalement abolie en 1829 par les britanniques. Et encore, toutes ces lois divines ont aussi la vie longue et les décisions des changements ne sont pas toujours respectées. Tout ceci ne fut donc mis en place que petit à petit.

L’hindouisme fut donc aussi mis en danger de disparition même si certains souverains musulmans furent tolérants et il fut encore plus touché par la venue des portugais et donc du christianisme. C’est le début de la colonisation. Les français et les britanniques sont venus se partager aussi le gâteau en créant leur propre compagnie des Indes. Purement commercial ! Les britanniques plus gourmands ont fini par gagner la bataille de la route des Indes et ont relégué les français sur quelques comptoirs dont Pondichéry et Madras appelée maintenant Chennai. En 1763, le traité de Paris reconnait la mainmise de l’Angleterre sur l’Inde. Après la guerre de cent ans, c’est un nouvel échec militaire pour les français. Voilà, brièvement… un peu d’histoire.

Je reviens à l’hindouisme qui restera le chouchou des indiens car il était bien ancré dans les rituels familiaux et les mémoires ancestrales. Les dieux sont vénérés. Le bouddhisme, lui, était resté figé dans ses monastères. Donc, cela a été plus facile de l’oublier ! Les musulmans l’ont éradiqué en 50 ans.

L’hindouisme en Inde est donc omniprésent. Nous, occidentaux, ne nous y retrouverons guère dans cette notion entre autre de « fatalisme » incontournable. Peut être la seule façon de faire face à leur réalité et leur pauvreté. L’incarnation chez eux ne demande que l’acceptation de leur condition. On ne change pas de caste par exemple. Il est différent du bouddhisme pour qui le karma n’implique pas de vivre passivement. Chacun peut se prendre en main pour se libérer. Nous nous y retrouvons plus. Il n’y a qu’à voir le succès de cette philosophie partout dans le monde. Sauf en Inde encore à l’heure actuelle, même si le Dalaï Lama en exil y est accueilli depuis des décennies.

Le jaïnisme : l’individu est au centre. Il apprend à prendre Soin de lui. Purification, cheminement, état d’éveil… Cela peut demander toute une vie, plusieurs vies… Recherche individuelle ? Que fait-il du groupe ? En progressant, il fait progresser l’Humanité. « Je suis cela ». Utopie.  Pénitence, abstinence, méditation et souci obsessionnel de respecter toute forme de vie. Aucun animal n’est tué.

Beaucoup de courant de pensées en découle qui font en Occident la base d’enseignements divers et variés. La méditation est à l’honneur, les temps de silence, jeûne et purification de l’âme et du corps ont le vent en poupe. Recherche de « zenitude », plénitude ou l’art de rompre les habitudes… Grand nettoyage de nos turpitudes, vicissitudes et tout ce qui nous éloigne de notre Etre. Attitudes vraies et « Essencitude » (c’est nouveau !) sont de mises. Campés dans nos certitudes ou pour d’autres dans le doute qui est synonyme de lassitude ou d’inaptitude, rares sont ceux qui sont en accord avec eux-mêmes. EQUILIBRE !

C’est vrai que nous vivons une « drôle de vie ». Bruit, jungle, bêtes sauvages… Tiens on se croirait en Inde. Non, je vous parle de nos villes, nos banlieues, nos rues, nos immeubles et maisons, notre palier, notre chez-nous, nous… Même planète du « pousses-toi de là que je m’y mette ». Pas de leçon à leur donner donc ! Bon, je prends conscience de mon environnement et de ma responsabilité de citoyenne. Je vote pour l’évolution, le partage, la distribution, la joie et la bonne humeur. Je vote pour le Bonheur qu’au bout du micro Monsieur Machin, présidentiable, veut bien me promettre. Premier vote : rien n’arrive ou pas grand chose. Deuxième vote et suivant : idem. Je réfléchis (merci cerveau comme dirait un ami). C’est décidé, je vote pour moi et je décide de changer ma planète esprit, corps et âme. Alors je pars, non pas en croisade mais en balade, quête et recherche auprès de certains plus aboutis que moi (je le pensais à l’époque). Ne jamais douter de Soi. Message capté. Je comprends à la façon mi-bouddhique /mi-jaïniste que ma propre évolution fournira l’énergie nécessaire pour entraîner d’autres et encore d’autres. Ne nous laissons plus berner par le miroir aux alouettes des belles paroles et des beaux discours. C’est par Soi et non par l’autre que s’effectue le changement. Et c’est là le chantier planétaire en question. Quelle réflexion ! Bigre ! Besoin de me ressourcer l’esprit (méditation), de partager mes réflexions (créativité), d’enseigner et surtout de prendre des forces (soins) pour ce challenge du 21ème siècle. Je ne lâcherai pas l’affaire.

Et non messieurs dames, ce n’est pas sectaire que de pratiquer l’art de vivre à la mode de « je ne suis pas un mouton de Panurge ». Mais il n’y a pas qu’en Orient que l’homme pense « propre ». Ici, même chez nous, quoique muselé par la médecine allopathique et la puissance des laboratoires, un courant qui n’est pas nouveau conseille chacun à ce retour sur Soi et ces prises de conscience de se soigner au naturel. La naturopathie est source de bon sens. Alimentation et détoxination en sont les joyaux et les règles du bien-être occidental n’ont rien à envier à la médecine indienne dite ayurvédique. France lèves-toi !

Inde, lèves-toi aussi ! Que fais-tu de ta tolérance, toi pétrie de toutes ces cultures ancestrales depuis Alexandre le Grand, pétrie de toutes tes religions ? Tu nous parles maintenant de xénophobie et d’attentats ? Musulmans contre hindouiste et inversement. Heureusement il ne s’agit que d’une minorité d’extrémistes. Mais quand même, ce n’est pas top. Attentat à Bombay 15 jours après mon retour. Oups ! Les tensions sont bien réelles. Où se trouve l’hindouisme pacifique prôné par Gandhi ? L’Inde moderne semble moins apte à faire cohabiter ses 800 millions d’hindous, ses 140 millions de musulmans, ses sikhs, ses jaïns, ses chrétiens et ses juifs. L’islam et le christianisme ont tenté d’imposer leur dogme mais ils n’ont pas réussi à vaincre les temples et les dieux de l’hindouisme. Les nationalistes arriveront-ils à remettre en jeu ce pluralisme religieux ?

Allez quoi, il y a de la place pour tout le monde. Votre histoire est une Grande Leçon de méli/mélo religieux et philosophique. Gardez cette originalité. Vous vous battez pour quoi ? Un bout de terre ? Le Cachemire ? Ce n’est pas assez grand chez vous ? C’est surtout qu’il a été attribué de force à l’Inde alors qu’il est majoritairement musulman. Pas simple.

Encore un peu d’histoire

On peut remercier les britanniques. Hum ! Hum ! en 1947, (indépendance de l’Inde), ils ont décidé de créer l’état du Pakistan et l’état de l’union Indienne (la fameuse Partition). L’un musulman et l’autre à majorité hindouiste. Merci de vous être mêlés de cela. Depuis ce déplacement en masse des populations et de la répression qui l’accompagnait, les traces de cette rancœur habitent encore les familles de victimes. Tiens, c’est un scénario que l’on retrouve un peu partout. « L’homme blanc » qui décide où chacun doit vivre et découpe et redécoupe la carte du monde pour mieux se servir.

L’Union Indienne peut elle privilégier une religion aux dépens des autres ? 80 % des indiens sont hindous. Mais les autres religions minoritaires sont toutes implantées depuis si longtemps. Les minorités chrétiennes et musulmanes n’ont qu’à bien se tenir au vu de ce nationalisme naissant et dévastateur. Je vote pour l’Inde pacifique. Oui, j’en suis sûre,  il s’agit vraiment d’un pays tolérant où mêmes les juifs n’ont jamais été inquiétés. Pourvu que cela dure ! Que les minorités extrémistes arrêtent de souffler le vent de leur nationalisme exacerbé. Paix. Le Cachemire devrait obtenir son indépendance, ni Inde, ni Pakistan et chacun chez soi. C’est ma façon peut être un peu simpliste de voir les choses. Il est vrai que je n’ai pas fait des Hautes, très Hautes études et que les luttes de pouvoir ne sont pas mon fort. Le « chacun chez soi » est mon programme et la distribution équitable des richesses va de paire. Il aurait de tout temps évité nombre de massacres. Votez pour moi !

Quelle est la réalité des indiens ? Quel quotidien au-delà de ces principes religieux et culturels ? Inégalité : système des castes soi-disant abrogé, éducation même des plus pauvres ? Des filles ? 48 % des indiens sont analphabètes. Et 80 % des femmes vivant à la campagne ne savent ni lire ni écrire. Le travail des enfants est monnaie courante. Main d’œuvre corvéable à l’infini du joug des adultes peu scrupuleux ou simplement qui n’ont pas le choix. Nous voulons acheter, nous les gâtés/riches de cette planète, le moins cher possible. CQFD ! Non seulement nous privons nos artisans de travail en délocalisant nos productions mais nous n’enrichissons qu’une poignée d’hommes car ils ne peuvent faire du profit que sur une main d’œuvre quasi-gratuite. Ça c’est du business ! Nous en sommes tous responsables mais aussi victimes. A l’heure des échanges inter mondialistes nous n’avons que peu de prises sur nos biens de consommation. Nous sommes pris en otages de nos fournisseurs qui remplissent nos magasins de produits manufacturés sans conscience des dommages collatéraux occasionnés. D’un point de vue humain et écologique aussi, c’est un impact considérable. Bon, je ne cherche à culpabiliser personne. Tout est truqué et même les appellations dites contrôlées et gardienne d’un label de qualité volent en éclat. Un exemple parmi tant d’autres : les herbes de Provence distribuées par les plus connus viennent d’Albanie alors que les herbes de Provence « de Provence » viennent du sud de la France bien sûr. Rien ne les distingue. Nouvelle appellation : « herbes de Provence de Provence » pour s’y retrouver ? Pourquoi ne pas dire « aromates d’Albanie » et arrêté de prendre les consommateurs pour des C… ?

Bon, je m’égare mais tout prend sens quand on met du lien et de l’humain. Interdépendance et interrelation chères au bouddhisme. Pas que dans la théorie mais bien dans le concret. Ce n’est pas qu’un prêchi-prêcha spirituel et philosophique mais une réalité. Chez nous comme ailleurs les uns ne peuvent pas faire sans les autres. Liberté, Égalité, fraternité. Pas nouveau comme concept idéologique. Et pourtant la mise en pratique laisse à désirer.

Ah ! Complexité indienne ! Complexité humaine ! Association de spiritualités, de coutumes… Dynamique économique sans précédent qui ne fait que creuser les écarts. Les femmes ne restent que des femmes, la moitié de l’homme à quelques exceptions près. Certes, elles ne sont plus obligées de s’immoler à la mort de leur mari. Elles accèdent de plus en plus à l’éducation scolaire. Finiront-elles par faire bouger l’Inde ? 95 % des mariages sont encore arrangés. Petit plus : elles rencontrent de plus en plus leur mari avant leur mariage pour faire connaissance. Ça c’est du progrès. Remarque, dans nos cultures, nous croyons bien nous connaître et pourtant il y a tant de divorces.

La majorité de la population vit sans confort ni « fée Électricité » ni « magique Eau courante ». Confort seulement accessible à une élite, la classe moyenne (300 millions de personnes) et n’oublions pas les richissimes hommes d’affaires. L’Inde, c’est 1,1 milliard d’habitants. Je pense à tous les laissés pour compte de cette société qui se veut pluraliste et démocrate, synonymes de liberté MAIS… peut mieux faire !

Sa langue culturelle de toujours est le sanskrit mais il existe en fait des centaines de langues et l’anglais a quelque part permis aux uns et aux autres de mieux communiquer. Ceux qui parlent anglais sont les nouveaux dieux, les nouveaux riches… A eux les échanges mondiaux et le commerce, à eux l’informatique… A eux le pouvoir et l’argent.

Un chantier donc, dans le chantier planétaire de la survie.

« L’Inde est comme un palimpseste antique (manuscrit ancien dont on a gratté l’écriture pour écrire à nouveau sur le parchemin) sur lequel on inscrit des couches et des couches successives de pensées et de rêveries, sans qu’aucune d’entrée elles ne cachent ou n’efface entièrement ce qui avait été écrit précédemment ». Affirmait Nehru fondateur de l’Inde indépendante. Il souligne par là-même cette complexité indienne.

Leur histoire faite de toutes les histoires. Les femmes sont à la porte du pouvoir même si seule une minorité est instruite. Sous-continent fort de toutes ses communautés, fort de sa diversité, réussira-t-il le pari de vivre en paix ? De développer suffisamment et équitablement ? De moins polluer ? D’intégrer chaque groupe dans une unité nationale ? Pari difficile.

« Les nouveaux riches ont appris à côtoyer le misérabilisme urbain ». Cela ressemble à un « d’abord je m’en sors » et après on verra ! Les jeunes indiens ont l’air très dynamique et remuent ciel et terre pour accéder aux emplois de demain. Certainement une belle leçon à donner à nos jeunes « gâtés » qui ne se boostent plus ainsi. Mobilité, challenge… Les indiens se bougent. Ils accèdent au confort mais sans se poser les questions nécessaires du partage et de la cohabitation. Les nôtres ne se posent pas plus de questions, installés dans leur certitude du bonheur matériel. Leur tour d’ivoire ! Et ici, chez nous, les autres, les moins « gâtés », les victimes du système et les assistés, se posent-ils les bonnes questions qui les arracheraient à leur « moyen trois quart » ? Ont-ils assez faim pour s’extirper de cette léthargie engendrée par notre système ? Ont-ils envie de sortir des croyances bien ancrées ? Comment attendre des autres ce qu’ils ne se donnent pas à eux-mêmes : les moyens. Je ne voudrais pas prendre de raccourci et être juge mais il me semble que l’attitude « attentiste » de nos milliers de jeunes pourtant aptes et dynamiques ne les sert pas.  Ils s’y installent. Ils se moulent dans cette société et vivent à l’économie de leur capacité. De leur force et de leur énergie pourrait naître des projets de vie positifs et progressistes. Heureusement, certains montrent quand même encore l’exemple.

Si l’Inde montre l’exemple du non-assistanat poussé à outrance, nous montrons trop souvent celui du manque d’adaptation et d’initiative. La société mondiale change et nous, les anciens, nous avons aussi besoin de changer. Les lourdeurs administratives n’encouragent pas les plus entreprenants. Les autres s’endorment sur leurs lauriers. Avons-nous tué la poule aux œufs d’or ? Imagination, esprit d’entreprise… Notre monde est-il obsolète face à l’émergence des nouvelles forces vives des pays qui en veulent, qui veulent se sortir de leur misère.

Nous avons été gourmands pour ne pas dire avides et tout nous semble dû. Vivre, c’est aussi agir et oser, c’est créer et y croire. C’est avoir confiance en soi et ce n’est pas avoir le choix que de se donner tous les choix, tous les possibles, tous les choix possibles. Mais attendre, maugréer et négativer ne fera pas avancer.

Il y a sans doute un point de non retour. Celui où l’horizon est noirci par la maladie, la solitude et le nombre d’années d’inactivité. Mais avant et pour ceux pour qui c’est possible, ceux qui ont seulement baissés les bras par facilité ou par fatalisme, ceux-là peuvent « allumer » à tous les étages la lumière de l’espoir et de la foi et ne plus renoncer par avance. Il n’y a rien de plus gratifiant.

Et Être dans tout cela ? Les uns et les autres, moi, vous, eux, que faisons-nous de notre Dame Conscience, Amour, Partage ? Les leçons à tirer de notre histoire personnelle, familiale et collective, quelque soit l’endroit où nous vivons, sont primordiales pour l’amélioration de nos systèmes. Nous sommes malades de notre confort par les déchets que nous produisons. Nous sommes malades de stress par cette course en avant et se toujours plus. Je n’ai pas de réponse. La machine semble avancer inexorablement vers le manque d’humanisme, d’humanité, d’humanitude…

Les religions ne nous poussent que vers la violence et la xénophobie. Quelle prise de conscience, quel évènement, quel drame encore avant de devenir grand et sage ? Avant de devenir adulte ? Avant de concilier progrès, confort et développement avec distribution des richesses et entraide. Pas de cette entraide qui nous donne bonne conscience à travers les ONG mais du réel partage à tous les niveaux et pour tous. Cohabiter, c’est là que la sans-frontière aura tout son sens.

Eux comme nous, nous nous comportons comme des adolescents immatures. L’Inde m’a effrayée en ce sens qu’elle est Moi, Nous. Miroir de nos excès et nos débauches. Pourtant je ne baisserai pas les bras. Chantier colossal. J’espère que ce milliard d’âmes trouvera la solution que nous n’avons pas trouvée pour cette coopération planétaire de notre évolution économique et écologique.

Je n’ai pas voulu être alarmiste mais réaliste. Ma vision des choses n’est que ma vision des choses. Je ne suis pas plus sociologue qu’économiste que philosophe. De rencontres en rencontres, curieuse et chercheuse, je m’encourage comme je vous encourage à créer votre vie en accord avec vous-mêmes. A tendre vers le plus d’authenticité et de naturel possible. De vous choisir avec simplicité. Nous avons à parfaire la tolérance, l’entraide et le partage. Cela ne fonctionnera qu’à ces conditions. Enfin, il me semble…

Je suis partie d’un ressenti suite à un voyage atypique et voilà où mes pensées m’ont entraînées.

Utopie, rêve… J’assume mes illusions et je fais partie de ceux qui pensent que nous pouvons faire mieux. Au boulot !

Une dernière chose, voici quelques divinités célèbres :

  • Brahmâ, l’absolu. Dieu à quatre têtes et à quatre bras. Il recrée le monde après chaque nuit cosmique.
  • Ganesh, dieu à tête d’éléphant fils de Shiva et de Pârvati (épouse terrestre), c’est le dieu du commencement de chaque entreprise. Très populaire, il est aussi le dieu du savoir et le protecteur des lettres et des écoles.
  • kâli « la noire », est jeune et féminine. C’est la dévoreuse de démon. Ses dix bras brandissent autant d’armes de guerre.
  • Kâma, dieu de l’érotisme et du désir amoureux.
  • Krishna, avatâra (manifestations sur Terre) de Vishnu. Nommé « le noir », c’est un guide spirituel, il est chargé d’établir la religion de l’amour.
  • Râma, après Krishna, il est l’avatâra le plus célèbre de Vishnu. Dit « le charmant » plait aux sujets par son caractère agréable.
  • Shiva, avec cinq têtes, trois yeux par visage, cinq paires de bras et quelques mille noms. A la fois le destructeur universel et le réparateur ou le bénéfique. Colérique et dangereux, il est aussi dispensateur de richesses et prospérité.
  • Vishnu, a le corps de couleur sombre et quatre bras. Il a pour épouse Srî ou Laksmî déesse de l’harmonie qui le suit dans chacune de ses avatâra. Il est la deuxième divinité de la Trimûrti (triade divine) au côté de Brahmâ le créateur et de Shiva le destructeur. Il est le conservateur de l’univers.

Merci à tous, ma famille et mes amis.C’était vraiment génial de partager tout cela avec vous.

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