Ces articles ont bien été ajoutés à votre panier.
Mais qui est-elle

Qui est-elle ?

et si c’était votre histoire ?

 

Dans son regard d’enfant devait déjà se refléter l’étrangeté de chacun. Un regard grand ouvert sur les différences qu’elle savait observer et qui pouvaient même la faire se sentir inconséquente. Se sentir si dépourvue, fragile et dépendante. Elle ne pouvait pas comprendre ce sentiment. Dans l’observation étonnée de ce monde-là avec ces parents-là, elle accepte de vivre l’aventure de la vie. Toutes ses sensations sont plus physiques et intuitives qu’intellectuelles bien évidemment. Si petite, elle n’a pas les moyens d’organiser une pensée. Son corps antenne lui donne les premières informations relationnelles.

 

Le monde est si vaste

 

Cette immensité se révèle dès le premier jour de sa vie. Elle en prend la mesure en quittant le cocon douillet du ventre de sa mère. L’heure est venue de sa naissance. L’heure est venue de regarder l’horizon et de s’éprouver aux autres. C’est la vie qui met à l’épreuve dans la plus grande solitude. C’est l’heure de la grande séparation. La plus douloureuse ! Mais aussi ce premier souffle est un cadeau, une bénédiction. Il rend tout possible. Tout est là. La Terre et tous ses règnes offrent un espace infini de rencontres et de richesse à qui sait les apprécier et les honorer. Mais les lois de la nature sont tout aussi limitantes qu’elles sont généreuses. Il va bien falloir trouver une place parmi tous ces autres. Il va bien falloir s’accrocher à un système le plus sécurisant possible pour faire l’expérience de la vie.

 

Ce premier pas est étayé par la présence/absence de ses parents

 

Elle vit ses premières angoisses de séparation. Mais bien plus qu’un apprentissage dont elle saura trouver les solutions internes pour les surmonter, elle pressent un manque, une fragilité, une béance dans le cœur de ses parents. Leur histoire est pétrie de leurs non résolus et résonnent en elle avec toutes les perceptions qu’elle met au service de son développement. Elle reçoit l’inconcevable. Ses parents souffrent et n’ont pas pris la mesure de la transmission de cette souffrance. Ils sont leur histoire, leurs blessures et les tentatives de pansement. Tant bien que mal. Leur rencontre amoureuse aurait pu être la voie de la guérison de leur âme. Oui, ce fut une histoire d’amour. Seulement, ils se sont coltiné leurs passifs et l’un comme l’autre, même au nom de l’amour, n’ont pas pu préserver cette belle histoire. Ce ne sont pas deux adultes qui se sont rencontrés mais deux enfants blessés qui recherchaient la sécurité non connue et qui par le fait n’ont pas su la transmettre. Si petite, elle reçoit sans filtre la souffrance de sa famille. Les inconscients familiaux n’ont pas besoin de faits et de paroles pour pénétrer et œuvrer. La part vivante est mise souvent en échec par la part mortifère des non-dits et des refoulements.

Elle est née sous le sceau de cette dualité, en elle comme en chacun : elle est « tout » parmi un tout mais sa finitude va lui donner à revenir au plus près d’elle. Elle prendra petit à petit la mesure de la lenteur de sa construction physique, psychique et spirituelle. Elle prendra la mesure de sa précarité et de sa dépendance. La vie est toujours dans l’instant d’après. Grandeur et désillusion. Vivre avant tout comme si elle allait mourir. Elle le sait à l’heure du premier souffle !

 

L’être divin en elle prend le chemin de la vie incarnée

 

Illimitée et finitude vont flirter ensemble jusqu’au moment du trépas. Ce tempo pour trouver l’équilibre en toute chose. Elle touche à sa dimension subtile inscrite dans la plus grande des fragilités. Il s’agit de prendre soin et d’être digne de l’appel à la vie. Corps, âme et esprit ! Tout est là dès la conception peut-être même dès l’instant du projet parental. Le message des vies d’avant et les messages sur un plan même plus archaïque informent l’être en devenir. Elle sait ! Une vie pour se rencontrer au-delà et par-dessus tout.

 

Pourquoi ce sentiment à la fois d’appartenance et d’insuffisance ?

 

Les autres lui faisaient miroir de son corps et elle ressentait son existence dans leurs mots. Elle avait sans doute compris que cette incomplétude était l’épreuve même de la vie ! Le moins d’elle allait lui permettre d’avancer et de se singulariser. Le « bébé glouton », comme je la nomme pour donner la mesure de ses capacités de déploiement, a accepté alors le challenge des apprentissages dans tous les domaines. Elle se laissa guider. Seulement cette guidance, plutôt éducation, n’était pas toujours de son goût. Évidemment non ! Mais elle l’acceptait pour en tirer le meilleur parti. En fait, cela ne pouvait être que le meilleur puisque cette transmission était le don de la vie de ses parents. Pourquoi le remettre en question ? Pourquoi aurait-elle mis en doute ce qui l’environnait et ceux qui en détenait l’organisation ? Elle était plutôt de celle qui voulait faire plaisir alors elle est restée dans l’observation des rôles de chacun, des enjeux relationnels et des prises de pouvoir. Rien ne pouvait laisser apparaître son intime questionnement, celui d’une autre raison d’être. Elle plongeait donc au Cœur de cette connivence familiale, prise dans les liens de dépendance affective et matérielle. Il y eu des petits pas de côté, juste ce qu’il faut pour s’affirmer mais pas d’une ampleur significative. Enfin, jusqu’à un certain âge.

Oui, elle était juste une mêmeté de corps, même si petit, mais elle se savait d’un ailleurs. Quelle serait sa vie pour réaliser et honorer son droit à être qui elle était ? Elle n’avait pas encore les moyens de le penser. Une mise au monde qui l’inscrit dans l’ici et maintenant. Un début de vie soumis à l’autorité certes bienveillante de ses parents et ensuite le souvenir de moultes tentatives pour s’extraire de leurs conditionnements et laisser libre cours à sa propre créativité. Un début de vie dont elle se souvient peu et que seul un retour en elle, des dizaines d’années plus tard, grâce à son analyse, lui fera pressentir les tenants et aboutissants de son monde lilliputien. Pour le moment, petite si petite, elle vit l’instant présent.

Une vie pour devenir, pour advenir… et vous ?

Laisser un commentaire