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Nous sommes tous conditionnés depuis notre naissance et jusqu’à notre mort, ne serait-ce que les choses simples du quotidien qui nous amènent à un mode opératoire automatique enseigné par nos parents la plupart du temps mais aussi par le collectif (social, culturel, régional…).

Nos comportements sont acquis et inscrits en nous sous ces influences diverses. Nous répondons à des stimuli physiques et/ou psychiques. Nous pouvons même les anticiper puisque l’information est donnée. C’est cela aussi être éduqué.

Et pourtant : « Le mot conditionnement est chargé, dans l’usage courant,
de connotations négatives » (Marc Richelle, 1977).

Manipulations ?

C’est vrai que nous pouvons y voir une forme de manipulation.

La société de consommation ne s’en prive pas de même que les politiques, les médias et les réseaux sociaux qui sont très doués pour utiliser leur pouvoir et nous influencer en leur faveur.

Nous pouvons alors ne pas pouvoir soutenir nos opinions et nos comportements : le conditionnement comme asservissement de l’être humain !

Alors que nous devrions par nous-même nous rendre compte, grâce aux conséquences de nos actes, s’il est opportun de continuer à agir de la sorte ou de modifier notre comportement. Nous devrions à chaque instant et pour toutes les situations valider ou non notre choix sans influences extérieures.

Notre libre-arbitre ?

Nous sommes influencés certes et de plus nous n’osons pas sortir de ces conditionnements.

Toute la difficulté est bien là. Comme un empêchement à Etre qui nous sommes en son âme et conscience. C’est aussi renoncer à la part d’influence de nos parents pour n’en garder que le meilleur, c’est accepter d’être responsable de sa vie et de ses choix sans peur.

Avons-nous une capacité de transformation, de choix et de libre-arbitre ? C’est-à-dire agir librement en dehors de toute pression extérieure à notre volonté.

Quelle est la part de mon déterminisme et celle de mon libre-arbitre ?

Encore aujourd’hui je me pose cette question. Tout est tellement intriqué. Mon histoire personnelle colle évidemment à celle de ma famille et j’ai à en faire quelque chose d’unique pour moi et de bien vivant. Je crois que tous les bébés ont cette interrogation, je crois que tous les enfants la refoulent et je crois que tous les adultes en ont des traces qui les poussent à ne pas s’installer dans leur vie en toute légitimité, confiance et sécurité.

Il y a à passer un cap pour ne pas s’enliser et pouvoir reprendre une juste distance avec ce qui encombre. Oser le vivant, c’est oser la séparation et la perte. C’est vérifier que l’écart n’est pas un vide de sens mais un plein d’amour. D’abord l’amour pour soi pour mieux aimer l’autre, chacun, chacune, l’étranger, le différent, le dérangeant…

Etre vivante !

Je dirai, en ce qui me concerne, que c’est quitter les obligations inconscientes (familiales et collectives) qui créent les gestes conscients mais souvent inadaptés dont on ne peut pas se déprendre sans un travail de fond.

Que c’est douloureux cette mise au monde ! Aussi douloureux que le passage du bébé pour trouver sa respiration.

Ce premier cri qui va prendre la forme que je souhaite inspirante dans ce témoignage. Nous n’aurons pas de vigilance envers autrui tant que nous n’aurons pas guéri en nous cette soumission à l’ordre établi ancien et inadapté à notre condition d’adulte.

Des repères pour ne pas tomber dans le piège de la manipulation :
  • position d’autorité
  • séduction
  • fabulation ou détournement de la vérité
  • mépris
  • persuasion
  • dissimulation…

J’aimerais connaître votre avis sur la question en commentaire